
Quand c’est équitable c’est meilleur pour tout le monde :
Le chocolat "Max havelaar"



















Voici un délicieux épilogue au questionnaire Libé(rez) Soderbergh* : Stephon (taulier de Showtime, Folks ! en compagnie de Mado) a réussi à retrouver Calypso is like so, un film de 7 minutes réalisé par Bruno Collet datant de 2004, hommage aux films de Robert Mitchum, et qui avait malheureusement disparu d'un site consacré aux courts-métrages du web.


















La crotte de nez changeant subrepticement de narine lors de la scène de repas (oui, encore une !) entre Andy Kaufman/Jim Carrey et un George Shapiro/Danny de Vito effaré dans Man on the moon de Milos Forman_1999































He's gifted like others are gifted today. In truth, he suffers from being a little provincial boy. His films are like the dreams of a country boy imagining what it's like to be in the big city. His greatest danger: to be a very great director with precious little to say. [sur Federico Fellini]
I think today there are too many directors taking themselves seriously; the only one capable of saying anything really new and interesting is Luis Bunuel. He's a very great director. [sur Luis Bunuel]
I don't begin to share his way of seeing things any more than his obsessions. All the same I find him interesting. And his universe is much stranger yet than any Japanese filmmaker. [sur Ingmar Bergman]
It seems that boredom is one of the great discoveries of our time. If so, there's no question but that he must be considered a pioneer. [sur Michelangelo Antonioni]
Sources : imdb






























Bon-jour/soir à tous !a. Prix du jury du 35ème Festival de Deauville 2009, décerné par Jean-Pierre Jeunet
b. Prix de la cible émouvante au festival de San Salvador, décerné par la Mara
c. Prix Welcome au Festival de Calais, décerné par Eric Besson
a. Un gentil fantôme
b. Un membre dissident de la Mara
c. Un cycliste
a. Ben Damon et Matt Affleck
b. Abbott et Costello
c. Gael Garcia Bernal et Diego Luna
1/ parce que le/la plus rapide, le/la plus beau/belle, c’est vous !Et pour multiplier vos chances de gagner, voici quelques blogs qui proposent également un concours, voire un tirage au sort…
2/ parce que je vous aime (d’amitié, d’amour, d’ADN...)
3/ parce que VOUS m’aimez (et que l’amour, c’est comme le reste, ça se monnaye)
4/ parce que vous ne gagnez jamais aux tirages au sort car on vous ment, on vous spolie
5/ parce que vous comptez émigrer et que vous devez prendre des notes, il s’agit donc d’une question de vie ou de mort
6/ parce que ! Je laisse le soin à vos imaginations débridées de me fournir une excellente raison dans vos commentaires divers avariés.








A good photograph is one that communicates a fact, touches the heart and leaves the viewer a changed person for having seen it. It is, in a word, effective.
Irving Penn



























Pour certains, la vie, c'est comme une boite de chocolat ; pour d’autres, elle se résume impitoyablement à des berlingots de lait concentré* chargés d’adoucir une enfance solitaire ou à des bouffées d’angoisse sous l’ombre menaçante des tours jumelles du World Trade Center.
Mary a 8 ans et n’a pas un physique facile. Sa mère, abonnée à la clope sans filtre, tangue au gré des verres de Sherry et son père se préoccupe plus des volatiles qu’il empaille que de sa petite famille logée dans une triste banlieue paumée de Melbourne. Mary s’ennuie (l’éternel drame des enfants surdoués) et a des préoccupations bien trop éloignées de celles des enfants de son âge. Et sa petite volaille domestique lui apporte incontestablement un peu de tendresse mais ne peut lui apprendre grand-chose sur les mystères de la vie.
Max est juif (et souffrant du syndrome d’Asperger, il ne connaît de la psychiatrie que l’hôpital où on l’enferme illico en cas de stress aigu), obèse, et vit solitaire dans un minuscule appartement new-yorkais, entouré d’une multitude d’animaux aussi cabossés que lui, sans oublier une galerie de poissons rouges identiques tous prénommés Henry, qui se succèdent dans le minuscule aquarium à une cadence que, même durant ses plus sanglantes heures, la royauté anglaise n’a jamais connue. Bien qu’ayant allègrement dépassé la quarantaine, il continue de communiquer avec un fort inquiétant ami imaginaire. L’unique compagnie humaine qu’il parvient à tolérer est celle d’une voisine asexuée d’un âge vénérable et quasiment aveugle (l’un des Henry en fera d’ailleurs les frais dans un des meilleurs gags du film, et ils sont légion).
Par un heureux hasard, et bénie soit la kleptomanie maternelle, Mary écrit un jour à Max qui, passé les premières crises d’angoisse que lui valent des questionnements improbables sur ses goûts culinaires ou des actions enchaînant des termes tels que "bébé", "sexe" et "préservatif", va finalement trouver une séduisante raison de vivre : une véritable amie.
Cette histoire d’amitié entre une enfant trop intelligente et un adulte inadapté aurait pu se révéler franchement glauque en prises de vue réelles (Il suffit de se souvenir du malaise distillé par Tideland de Terry Gilliam_2006), mais apparaît ici poétique, cruelle, étrange et hilarante à la fois car Mary et Max sont avant tout deux petites créatures faites de pâte à modeler. Jamais matière ne fut plus sombre, ni plus déprimante et touchante en un même plan (une seconde vision est conseillée pour apprivoiser la multiplicité des détails). Le film** passe régulièrement du chromatisme brun de la campagne australienne à la grisaille des hivers new yorkais. La rare touche de couleur qui lie les deux univers est le rouge sanglant des bouches féminines (dont la voracité réveille les peurs enfantines de Max) ou la petite barrette dans les cheveux noirs de Mary auquel répondra bientôt un pompon que Max posera crânement sur son minuscule galurin.
Leur triste et navrante destinée (l’ami imaginaire de Max prendra la poudre d’escampette, Mary apprendra que la vie, c’est comme pour le lait concentré sucré, il suffit que l’on tombe sur un produit frelaté pour que la douceur se change en amertume) est doctement narrée avec tout l’understatement nécessaire par Barry Humphries, tandis que Toni Collette (qui partage avec Bethany Whitmore le rôle de Mary) et Philip Seymour Hoffman (qui remplirait le stade de France avec une lecture de l’annuaire) offrent leur part d’humanité aux petites figurines emportées dans le tourbillon de la vie.
Les deux personnages principaux ne sont pas épargnés par le réalisateur (à l’image de la photographe Diane Arbus qui n’aimait rien tant immortaliser des êtres hors normes) qui évite plaisamment, par la grâce de quelques gags remarquablement troussés, tout pathos ou apitoiement***.
* Ah les bons vieux souvenirs d’enfance que rappelle cette étrange mixture bien trop sucrée...