17/11/09

Jocelyn et Max [Jocelyn Quivrin 14/02/79-15/11/09]



Quand c’est équitable c’est meilleur pour tout le monde :
Le chocolat "Max havelaar"


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15/11/09

Aux fins que le rire perdure [Portraits de la galaxie Apatow made in Vanity Fair]

Sous le titre Laughing matter: Comedy’s new legends le magazine Vanity Fair a immortalisé en avril 2009 les comédiens, scénaristes et producteurs œuvrant au renouveau de la comédie américaine sous le joug bienveillant de Judd Apatow et le résultat n’engendre guère la mélancolie…
Annie Leibovitz, elle-même, n’a pas hésité à parodier l'une de ses plus célèbres couvertures. On peut d’ailleurs regretter ici la frilosité des acteurs, contrairement à leurs homologues féminines, bien que l’on ne puisse soupçonner – depuis Sans Sarah rien ne va/ Forgetting Sarah Marshall de Nick Stoller_2008 – Jason Segel de pruderie mal placée.

Jonah Hill, Paul Rudd, Seth Rogen et Jason Segel
Photo ©
Annie Leibovitz


Jason Segel, acteur, écrivain, producteur, auteur, chanteur, marionnettiste
Photo ©
Norman Jean Roy


Paul Rudd, acteur et scénariste
Photo © Art Streiber


Jonah Hill, acteur et scénariste
Photo ©
Sam Jones


Seth Rogen, acteur, scénariste, producteur
Photo ©
Norman Jean Roy


Danny McBride, acteur, scénariste, producteur
Photo © Mark Seliger


Russell Brand, acteur et scénariste
Photo ©
Mark Seliger


D'autres photos sont également disponibles sur le site de Vanity Fair ainsi que plusieurs vidéos du shooting et interviews des principaux protagonistes.
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Les garçons de la semaine Cinéma/TV [46]

Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell, Tom Waits, Christopher Plummer, Keanu Reeves, François Cluzet, Jim Carrey










Et l'actrice



Et à la demande générale, Terry Gilliam (en compagnie de Lily Cole,


Photos ©Rolling Stone, DR, DR, DR, Anton Corbijn, Peter Rigaud, Annie Leibovitz, DR, Annie Leibovitz, Eva Sereny, Mark Ziebert/BlackBook nov. 2009
Les films de la semaine

Double programme 2

Pour faire suite à mon billet du 23 septembre, quelques amuse-gueules vers l'avenue de l'Opéra...
N'oubliez pas de rendre une brasse de courtoisie à Nightswimming...
Et le temps à Paris est pourri, merci.

10/11/09

Comment pétrir le Bob ? [Calypso is like so]

Voici un délicieux épilogue au questionnaire Libé(rez) Soderbergh* : Stephon (taulier de Showtime, Folks ! en compagnie de Mado) a réussi à retrouver Calypso is like so, un film de 7 minutes réalisé par Bruno Collet datant de 2004, hommage aux films de Robert Mitchum, et qui avait malheureusement disparu d'un site consacré aux courts-métrages du web.

Ce petit film** muet – hormis quelques onomatopées*** – offre un aperçu animé du pasteur Harry Powell (entre autres). Son titre s’inspire directement d’un album enregistré par l’acteur en 1957.


* Ont d’ores et déjà participé, outre ShowtimeFolks, Sur la route du cinéma, Le joyeux monde d’Alex, Bob Critique, Cinéma d’ici et d’ailleurs, I’ll be blog, BuzzMyGeek, In the mood for cinéma et Les nouveaux cinéphiles. Sans oublier Les irréductibles directement sur les commentaires de mon post... Viennent désormais compléter la liste Les yeux sur l'écran, Oh my bloogness ! et Au fil(m) du temps.
A lire également les incontournables de Twitchaiev/MatB sur son tumblr.

** co-produit notamment par Vivement Lundi ! et TV Rennes et récompensé dans de nombreux festivals : FIFA Melbourne 2004 ; prix de la jeunesse au festival Images en Régions, Vendôme 2004 ; prix Ciné Court aux Nuits Magiques, Bègles 2005 ; prix du jury jeunes aux rencontres audiovisuelles de Metz 2005 ; prix du jury au festival de Fréjus 2005 ; prix du public à Ciné Court, 2006, etc
*** Claire Keim prête sa voix à l’héroïne

From a Logical Point of View par Robert Mitchum_1957


Photo ©
Vivement lundi !
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09/11/09

Les garçons de la semaine Cinéma/DVD/Musique [45]

Jean-Pierre Marielle, Jonathan Rhys Meyer, Ewan McGregor, Christian Bale, Motörhead, Morgan Freeman, Clint Eastwood, Lucas Belvaux (à la demande générale), Yvan Attal, Bruce Willis, André Dussolier, Mathieu Amalric, James Marsden, James Coburn, James Mason, Maximilian Schell

















Photos © Jean-Paul Bajard, Steven Klein, DR, DR, DR, Nigel Parry, Aldo Soares, Jean-Paul Bajard, Mars Distribution, DR, Jean-Paul Bajard, Denis Rouvre, DR, Twentieth Century Fox Film Corporation, Eric Skipsey
Les films de la semaine
Portraits de Christian Bale & Todd Haynes

08/11/09

Le questionnaire Libé(rez)-Soderbergh

Palsambleu ! Cornegidouille, enfer et bobines en nitrate putréfiées !
Ce cher Marivaudage m’a linkée dans une chaine de blougues (en bonne compagnie donc, tout est pardonné*).
Le petit jeu dont s'agit est d'apporter une réponse ferme* au questionnaire soumis à Steven Soderbergh par Libération.


* Accessoirement, titre d'un merveilleux film de Mia Hansen-Love_2007 avec Paul Blain et Constance Rousseau que je vous encourage vivement à visionner
** mais pas spécialement définitive... Car en ce qui me concerne, il va formellement de soi – comme je l'ai indiqué dans mes posts Blogday 2009 et The last (good) movie – que non seulement les réponses du jour n'entraînent que la responsabilité de ce dimanche pluvieux mais qu'elles peuvent évoluer fanatiquement au fil du temps... Quant au fait de n'en fournir qu'une seule...


Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?
AUCUN, puisqu'aller au cinéma était une fort aimable coutume familiale et que dès que j'ai été en âge de marcher, j'ai pu les suivre à L'Olympia, cinéma de quartier de Casablanca où l'on n'avait que faire des interdictions au moins de... dès lors que les bambins étaient accompagnés de leurs parents.

Par contre, je me souviens qu’en 1968, alors que Rosemary's baby de Roman Polanski était à l'affiche, avoir été éloignée quelques minutes par une ouvreuse charitable lors de la fatidique rencontre zoophile entre Rosemary/Mia Farrow et un bouc auquel elle n'avait pas été présentée préalablement... et avoir ensuite été follement traumatisée par la vision de cette même Rosemary flanquant la mousse au chocolat offerte par Madame Castevet/Ruth Gordon à la poubelle. Comme quoi on ne se méfie jamais assez de l'impact des scènes de repas sur la psychologie enfantine...


Une scène fétiche ou qui vous hante ?

Les mains du prêcheur Harry Powell/Robert Mitchum s’engageant dans l’éternelle bataille séparant Hate et Love dans The night of the hunter/La nuit du chasseur de Charles Laughton_1955
Extrait de The night of the hunter


L’"accouchement" de Nola/Samantha Eggar dans The brood/Chromosome 3 de David (grand spécialiste de scènes fétichistes) Cronenberg_1978. Pour ceux qui ont le cœur bien accroché, la scène est disponible chez Vodkaster.


La fort croquignolette hallucination de Max Renn/James Woods dans Videodrome de David Cronenberg_1982
Extrait de Videodrome


John Trent/Sam Neil sombrant dans la folie et riant aux éclats devant le film de sa propre aventure alors que l’univers touche à sa fin dans In the mouth of madness de John Carpenter*_1994
Epilogue d’In the mouth of Madness


La danse de séduction de Tom/Christopher Walken futur maquereau de la naïve Eileen/Bernadette Peters dans l’invraisemblable film d’Herbert Ross, Pennies from heaven_1981 sur une musique de Cole Porter Let’s Misbehave (ben voyons…)
Extrait de Pennies from heaven


Et dans un registre bien plus amusant, les folles agapes (des histoires de bouffe, encore et toujours) auxquelles se livrent Tom Jones/Albert Finney et une de ses conquêtes dans le Tom Jones de Tony Richardson_1963, délicieux préliminaires à des plaisirs plus charnels
Bande-annonce de Tom Jones



Vous dirigez un remake : lequel ?

The night of the hunter/La nuit du chasseur de Charles Laughton_1955 en pate à modeler, en collaboration étroite avec Adam Elliot, le (très patient) réalisateur de Mary & Max


Le film que vous avez le plus vu ?
Ahem... The night of the hunter/La nuit du chasseur de Charles Laughton_1955, The searchers/La prisonnière du désert de John Ford_1956, Les tontons flingueurs de Georges Lautner_1963, Per qualche dollaro in più/Et pour quelques dollars de plus de Sergio Léone_1965, La grande vadrouille de Gérard Oury_1966, Mean Streets de Martin Scorsese_1973, Videodrome de David Cronenberg_1982, Prince of darkness de John Carpenter_1987, à régularité quasi équivalente car quand on aime on ne compte pas... et j'en oublie !

Bande annonce de The searchers avec John Wayne, Jeffrey Hunter, Vera Miles et Nathalie Wood


Bande annonce de Mean streets avec Harvey Keitel, Robert de Niro


Et pour quelques dollars de plus : duel final entre Gian Maria Volonté, Lee Van Cleef et Clint Eastwood

Et pour quelques dollars de plus : épilogue avec Clint Eastwood et Lee Van Cleef


Bande annonce de Prince of darkness avec Donald Pleasence



Qui ou qu'est-ce qui vous fait rire ?
La crotte de nez changeant subrepticement de narine lors de la scène de repas (oui, encore une !) entre Andy Kaufman/Jim Carrey et un George Shapiro/Danny de Vito effaré dans Man on the moon de Milos Forman_1999

La fameuse scène de reconnaissance dans les bains turcs de La grande vadrouille de Gérard Oury_1966 où Augustin Bouvet/Bourvil et Stanislas LeFort/Louis de Funes sont à la recherche de BigMoustaches/Terry Thomas
Extrait sur Tea for two avec Bourvil, Louis de Funes et Terry Thomas

La bouille de Bernard Blier/Raoul Volfoni lorsque Lino Ventura/Fernand Naudin vient lui souhaiter un bon anniversaire avant de lui coller un bourre-pif
Extrait des tontons flingueurs avec Lino Ventura, Bernard Blier et Jean Lefebvre

Toutes les scènes où apparaît Daphne/Jack Lemmon dans Some like it hot/Certains l’aiment chaud de Billy Wilder_1959 et particulièrement celle où elle/il vient annoncer d’un air rêveur à son compère Josephine/Tony Curtis qu’Osgood/Joe E. Brown l’a demandé en mariage
Scène de séductions massives, le baiser de Marilyn Monroe à Tony Curtis vs le tango entre Jack Lemmon et Joe E. Brown


Et Will Ferrell, dans à peu près tout et surtout n’importe quoi, comme par exemple sur des patins à glace dans Blades of glory de Josh Gordon et Will Speck_2007 ou draguant la veuve esseulée bientôt joyeuse dans Wedding crashers/Serial noceurs de David Dobkin_2007 (où ses complices Vince Vaughn et Owen Wilson ne sont pas mal non plus)
Bande annonce de Blades of glory avec Will Ferrell et Jon Heder



Votre vie devient un biopic...

Quelle horreur (et quel ennui) ! Je déteste les biopics… Alors, histoire de s’amuser quelque peu : What Ever Happened to Baby Jane?/Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? de Robert Aldrich_1962 (et je veux le rôle de Bette Davis)
I’ve written a letter to Daddy par Baby Jane Hudson/Bette Davis, accompagnée au piano par Edwin Flagg/Victor Buono



Le cinéaste absolu ?

Est celui d’un seul film, qui n’aura donc eu ni le temps ni le loisir de frustrer ou de décevoir…
Alors, l’acteur Charles Laughton* pour le poétique The night of the hunter/La nuit du chasseur_1955, le musicien Leonard Kastle pour le vénéneux et inégalé The honeymoon killers/Les tueurs de la lune de miel_1969 et le graphiste Saul Bass** pour le magnifique Phase IV_1974


Bande-annonce The night of the hunter


Extrait de The honeymoon killers avec Shirley Stoler et Tony LoBianco


Bande-annonce de Phase IV avec Michael Murphy, Nigel Davenport et Lynne Frederick


* Je conseille radicalement la vision de l’interview de Robert Mitchum par l’équipe de Claude Ventura pour l’émission Cinéma, cinémas… La vision de l’acteur, en matou matois, vantant le talent et l’intelligence de Laughton et tendant sournoisement la perche au journaliste est un pur délice. Pourquoi pensez-vous donc qu’il n’a jamais plus tourné de film en tant que réalisateur demande le naïf… Haussement de paupières de l’autre endormi : well, he’s dead… J'en ris encore !
** Se reporter au remarquable article de Design&Typo LeBlog qui répertorie ses multiples créations


Le film que vous êtes le seul à connaître ?

Seule à connaître, certes pas, puisque nous étions quelques-uns en 1987 à découvrir le premier court métrage de Lucile Hadzihalilovic La première mort de Nono diffusé en double programme avec Pulpe amère de Gaspard Noé, co-fondateur de la société de production "Les Cinémas de la Zone".
S’ensuivra en 1996 La bouche de Jean Pierre, un moyen métrage qui écumera les festivals et collectionnera les récompenses…
Puis en 2005, la sortie d'Innocence – adaptation onirique et troublante d'une nouvelle de Frank Wedekind intitulée Mine-Haha — divisera la critique et fera fuir le public* (votre serviteur plus trois autres spectateurs esseulés en ce dimanche 22 janvier dans une salle d’un cinéma bien connu des Halles).
Il est donc plus que temps de revoir et réévaluer à sa juste (grande) valeur la carrière de la dame.
* du moins français puisque le film a également remporté de nombreux prix de par le monde, dont le H.R. Giger "Narcisse" 2005 au Festival international du film fantastique de Neuchâtel...

Bande-annonce d'Innocence avec Zoé Auclair, Alisson Lalieux, Astrid Homme, Marion Cotillard, Hélène de Fougerolles et Corinne Marchand



Une citation de dialogue que vous connaissez par coeur ?
"Frankly, my dear, I don’t give a damn" de Rhett Butler/Clark Gable à Scarlett O’Hara/Vivien Leigh dans Gone with the wind/Autant en emporte le vent de Victor Fleming_1939
A chaque fois que pense à cette réplique, je sens la moustache qui me pousse…
Dernière confrontation entre Rhett Butler et Scarlett O’Hara


Mais il est certain que les dialogues du Père Noël est une ordure de Jean-Marie Poiré_1982 sont une mine de répliques cultes pour tous les dramatiques ("ça dépend, ça dépasse") instants de la vie. Si l’on se met à parler nourriture, le fameux "c’est fin ça s’mange sans faim" a souvent ma préférence.
Extrait avec Thérèse/Anémone, Pierre/Thierry Lhermitte et Monsieur Preskovic/Bruno Moynot


L'acteur que vous auriez aimé être ?

Lon Chaney (photo : He who gets slapped de Victor Sjöström_1924) parce qu’il n’a jamais eu besoin de parler pour impressionner la pellicule…
et l’actrice ?
Tilda Swinton, parce que !




Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C'était comment ?

Ce matin, à la première séance, bien avant d’ingurgiter mon café, The box de Richard Kelly et je suis toujours en proie à d’intensives hallucinations alors que promis-juré, je n’ai absorbé aucune substance illicite*… mais c’est étrange : des cercles orangés apparaissent sur mon papier peint, j’ai une folle envie d’appuyer sur des p’tits boutons et je me demande vraiment s’il est envisageable de continuer à prendre des bains…
* quoique oui, je reconnais qu’hier au soir, j’ai fait un peu de jardinage avec Les herbes folles en compagnie d’Alain (Resnais), André (Dussollier), Mathieu (Amalric) et Michel (Vuillermoz). J’ai beaucoup ri ! C’était bon… (et j’ai décidé que dans l’ultime hypothèse où je devrais me réincarner en matou, je préfèrerais de beaucoup que l’on me serve du mou)


Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?

In the spirit of Crazy Horse de Peter Matthiessen qui n’a jamais connu les honneurs d’une traduction française si ma mémoire est bonne. Mais lorsque je songe à ce qu’a fait Hector Babenco en 1991 d’At Play in the Fields of the Lord/En liberté dans les champs du seigneur, je préfère qu’on n’y touche pas. Le deuxième auteur absolument inadaptable est Stig Dagerman dont mon texte préféré demeure Notre besoin de consolation est impossible à rassasier. J’imagine déjà, dans le cas contraire, le fantastique merchandising que cette adaptation pourrait entrainer : cordes pour se pendre, lames de rasoir multicolores ou flacons de ciguë distribués à l’entrée des cinémas…


Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?
La mièvrerie, les scènes tire-larmes, l’obscénité de l’esprit (je ne parle donc évidemment pas ici de scènes de cul). Je ne fournirais aucun exemple, je préfère de loin oublier les films que je n'ai pas appréciés.


Le cinéma disparaît. Une épitaphe ?
Nobody’s perfect !


Et en bonne compagne blouguesque, je propose donc à : Pascale, VieraSouto, Sandra M., Valérie, Kilucru, Ed(isdead), Mariaque, IMtheRookie et tous ses amis de Vodkaster qui ont l’air d’apprécier faire de la liste, Chandleyr, Osmany, Jordane/Jochu, Stephon, Alexander R., Cineblogywood, Florian L., Voisin Blogueur, Bob, Niko, MattB et Rom – entre autres – de bien vouloir se soumettre à l’insu de leur plein gré à la question car comme chacun sait, plus on est de fous

Si j'ai oublié certaines personnes, je me flagelle, et dans le but d’éviter les doublons, voici déjà les joyeux portraits de : Marivaudage, Dr Orlof, Vincent et ce mécréant de Rob Gordon qui veut remaker Vidéodrome… Sacrilèèèèèèèèèèèèèège !!!!

Photos ©
Les films Paramount, Canadian Film Development Corporation, Gaumont Distribution, United Artists, Warner Bros, MGM, Richard Avedon

http://www.wikio.fr

07/11/09

Se souvenir des belles personnes, Pascale [26/10/58-25/10/84]


La disparition de Jacno, tête pensante des Stinky toys et moitié d’Elli et Jacno, couple sautillant des années 80, rappelle celle de Pascale Ogier, dont la grâce inédite aura marqué Les nuits de la pleine lune, un des plus beaux opus* d’Eric Rohmer, pour lequel elle recevra le Lion d’Or de la meilleure interprétation féminine à la Mostra de Venise en septembre 1984 avant de décéder prématurément.
Qui a vu ce film ne peut en oublier l’épilogue : sa gracile silhouette s’éloignant vers les ténèbres, la solitude et le chagrin.
* 4ème épisode des Comédies et Proverbe" illustrant le dicton "Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd la raison."

Denis Quillard, alias Jacno [3/07/57-6/11/09]

Les nuits de la pleine lune d’Eric Rohmer_1984 avec Pascale Ogier, Tchéky Karyo, Fabrice Luchini, Virginie Thévenet et Christian Vadim. Bande originale : Elli et Jacno


Extrait des nuits de la pleine lune d’Eric Rohmer_1984 avec Pascale Ogier, Tchéky Karyo, Fabrice Luchini, Virginie Thévenet et Christian Vadim où apparaît Elli Medeiros


Interview de Pascale Ogier_Antenne 2_Archives Ina


Le téléphone par Elli et Jacno_1982

Photos © Les films du losange, DR via http://www.myspace.com/jacno

02/11/09

Les garçons de la semaine Cinéma/DVD [44]

Paul Newman, Fabio Testi, Franco Nero, Tomas Milian, Oliver Reed, Anthony Quinn, Jack Palance, Tim Curry, Michael Keaton, Alec Baldwin, Helmut Berger, Dirk Bogarde, John Cassavetes, Christopher Lee, Peter Cushing, Klaus Kinski, Jacques Dutronc, Vittorio Gassman, Benoit Poelvoorde, Bouli Lanners











Et spécialement pour Jordane/Jochu qui ne reconnaît pas Helmut Berger... un second portrait d'une folle évidence.










A voir sur La nuit des cinés fous une interview de Vittorio Gassman à Rome_1999 par Jean A. Gili, réalisation de Jorge Dana (en vostf)
Photos © Andy Gotts, DR, Franco Origlia/Getty, Filmamerica, Chris Ware/Getty, Mimmo Cattarinich, DR, Twentieth Century-Fox Film Corporation, DR, DR, Ital-Noleggio Cinematografico, DR, DR, DR, DR, DR, Studio Canal, Alex Waterhouse-Hayward, Denis Rouvre, DR
Les films de la semaine

Futur garçon de la semaine :
Johnny Depp (A la demande générale)


Photos © DR, Touchstone Pictures

31/10/09

Interlude cinéphile : Luchino Visconti


He's gifted like others are gifted today. In truth, he suffers from being a little provincial boy. His films are like the dreams of a country boy imagining what it's like to be in the big city. His greatest danger: to be a very great director with precious little to say. [sur Federico Fellini]
I think today there are too many directors taking themselves seriously; the only one capable of saying anything really new and interesting is Luis Bunuel. He's a very great director. [sur Luis Bunuel]

I don't begin to share his way of seeing things any more than his obsessions. All the same I find him interesting. And his universe is much stranger yet than any Japanese filmmaker. [sur Ingmar Bergman]

It seems that boredom is one of the great discoveries of our time. If so, there's no question but that he must be considered a pioneer. [sur Michelangelo Antonioni]
Sources : imdb

Voici, en 12 épisodes, The life and times of count Luchino Visconti, un documentaire que la BBC a consacré en 2002 au parcours exceptionnel du réalisateur.

The life and times of count Luchino Visconti, part. 1/12


The life and times of count Luchino Visconti, part. 2/12


The life and times of count Luchino Visconti, part. 3/12


The life and times of count Luchino Visconti, part. 4/12


The life and times of count Luchino Visconti, part. 5/12


The life and times of count Luchino Visconti, part. 6/12


The life and times of count Luchino Visconti, part. 7/12


The life and times of count Luchino Visconti, part. 8/12


The life and times of count Luchino Visconti, part. 9/12


The life and times of count Luchino Visconti, part. 10/12


The life and times of count Luchino Visconti, part. 11/12


The life and times of count Luchino Visconti, part. 12/12



Helmut Berger dans La caduta degli dei/Les damnés_1969

Pour en (s)avoir plus : http://www.luchinovisconti.net/ en italien et http://emmanuel.denis.free.fr/visconti.html
Photos © Studio Patellani/Corbis_1960_Rome, Ital-Noleggio Cinematografico

This is Halloween [The Rocky Horror Picture Show]

Pas une fête ne se passe sans revoir le classique* de Jim Sharman dont le projet de remake par MTV désole actuellement des hordes de fans...



Générique de The Rocky Horror Picture Show


Générique alternatif dont l'idée fut abandonnée — au profit des lèvres de Patricia Quinn en phase avec le chant de Richard O'Brien — à la suite de réactions négatives du public


Une parodie animée interprétée par le 30-seconds Bunnies Theatre Library est disponible ici.

Bonus : Halloween de John Carpenter "lapiné" en 30 secondes chrono © Angry Alien Productions


* chaque week-end au Studio Galande à la grande joie des aficionados

Pour en (s)avoir plus, rendez-vous sur le site des Angry Alien Productions et les tumblrs consacrés à The Rocky Horror Picture Show et à Tim Curry
Photos © Twentieth Century-Fox Film Corporation


Photos © Twentieth Century-Fox Film Corporation
[The Rocky Horror Picture show de Jim Sharman_1975 avec Tim Curry, Susan Sarandon, Barry Bostwick, Richard O'Brien, Patricia Quinn, Meat Loaf, Charles Gray]

26/10/09

Les garçons de la semaine [43]

Nick Cave & Warren Ellis, Philippe Nahon, George Sanders, Rob Zombie, Federico Fellini, Marcello Mastroianni, Melvil Poupaud, Jean-François Balmer, Gabriel Macht, Henry Fonda, Franco Nero, François Marthouret, Peter Cushing, James Coburn, Burt Lancaster, Ghinzu

















Photos © DR, Stéphane Louis, DR, DR, Cornel Lucas, DR, DR, Serge Cohen, DR, DR, DR, Larry Williams, Silver Screen Collection/Getty images, Ludovic Carème, DR, Ben Baudart
Les films de la semaine

22/10/09

Blog en week-end prolongé

Retour lundi soir...
En attendant, 18 (!?!) sorties cette semaine dans les cinémas parisiens... dont les reprises de Bettlejuice de Tim Burton_1988, Giu la testa/Il était une fois la révolution de Sergio Leone_1971, La dolce vita de Federico Fellini_1960 et Invasion of the body snatchers de Don Siegel_1956.
Le choix s'annonce donc cornélien...

Day-O_Harry Belafonte pour Beetlejuice


Giu la testa_Bande-annonce vostf

La dolce vita_Bande-annonce vostf

Invasion of the body snatchers_Bande-annonce vostf

18/10/09

Les garçons de la semaine Cinéma/DVD/TV [42]

Robert Ryan, Robert Mitchum, Harry Belafonte, Peter Finch, William Holden, Warren Oates, Robert Stack, Sami Frey, Michel Serrault










Et pour tous ceux qui l'ignoreraient encore, Mademoiselle P, cheminant sur la route du Cinéma s'est malencontreusement égarée à Lyon du 13 au 18 octobre au Festival Lumière 2009...
Vous pouvez lire ses pérégrinations ici, ici, par , ou , en repassant par ici, ou encore par , et , sans oublier le teaser de la cérémonie de clôture et enfin, après un suspense inouï vous extasier lors de la cérémonie de clôture devant les photos de son homme de la semaine auquel le festival a manifestement rendu un bel hommage...
En vérité, je vous le dis, nous n'avons pas fini de creuser...

Dernière minute. Il y a du lourd chez Pascale : Clint parle et se marre...

Message personnel : Oui, Pascale, tu peux télécharger la photo pour ton site, mais non je n'ai pas le crédit...

Photos © DR, Mirkine/Sygma/Corbis (1954), DR, Photofest/Paramount Pictures, Optimus Films, MPTV images, DR, Canal+, DR
Les films de la semaine

17/10/09

En attendant Parnassus [Terry Gilliam vs Albert Dupontel]

Albert Dupontel, rédac'chef sur Dailymotion pour trois jours, offre, en fan énamouré de la première heure, une interview exclusive de Terry Gilliam.

Introduction par Albert Dupontel


C'est un réalisateur hilare et manifestement heureux qui – après une évocation de L'imaginarium du docteur Parnassus et un charmant hommage à Heath Ledger – revient sur l'ensemble de sa carrière et rêve à une relance de son Don Quichotte.

Interview de Terry Gilliam

Et un grand merci à mon Agathou d'avoir attiré mon œil endormi sur cette rencontre !

A écouter également sur In the mood for cinema

http://www.wikio.fr

14/10/09

Gagnez votre invitation x2 pour Sin Nombre de Cary Fukunaga

Concours clos !

Bon-jour/soir à tous !

J’ai eu l’occasion d’écrire le 27 septembre dernier tout le bien que je pensais de Sin nombre, le premier long métrage de Cary Fukunaga.

Grâce à Diaphana, distributeur du film qui sort mercredi 21 octobre dans les salles de France et de Navarre, et à Florian de Cinefriends, j’ai l’immense joie de vous offrir – en échange de quelques minutes de votre précieux temps – 10 places (soit 5 invitations pour deux personnes) pour aller découvrir l'extraordinaire et triste histoire de Sayra et Casper.

Pour ce faire, merci de répondre par mail à fredmjg@gmail.com avant le 19 octobre aux trois questions qui suivent. Un peu de sérieux et d’attention SVP.


Question 1. Sin Nombre de Cary Fukanaga ne cesse de rafler des prix… Quel est le dernier trophée que le réalisateur a épinglé à son tableau de chasse le 13 septembre dernier ?
a. Prix du jury du 35ème Festival de Deauville 2009, décerné par Jean-Pierre Jeunet
b. Prix de la cible émouvante au festival de San Salvador, décerné par la Mara
c. Prix Welcome au Festival de Calais, décerné par Eric Besson

Question 2.
Le personnage masculin principal se prénomme Casper. Est-il ?
a. Un gentil fantôme
b. Un membre dissident de la Mara
c. Un cycliste

Question 3.
Ainsi que le précise Filmgeek, Cary Fukunaga est (je cite) "un réalisateur bourré de talent, une véritable révélation (en plus d’être beau gosse et sympathique)". Quels sont les deux autres (très) jolis garçons talentueux qui ont participé à la production de Sin Nombre ?
a. Ben Damon et Matt Affleck
b. Abbott et Costello
c. Gael Garcia Bernal et Diego Luna

A noter qu’il n’y en aura pas pour tout le monde… Pour départager les bonnes réponses*, voici LA question subsidiaire : A votre humble avis, pourquoi mériteriez-vous de gagner une invitation (pour deux… notez bien la générosité du jour) ?
1/ parce que le/la plus rapide, le/la plus beau/belle, c’est vous !
2/ parce que je vous aime (d’amitié, d’amour, d’ADN...)
3/ parce que VOUS m’aimez (et que l’amour, c’est comme le reste, ça se monnaye)
4/ parce que vous ne gagnez jamais aux tirages au sort car on vous ment, on vous spolie
5/ parce que vous comptez émigrer et que vous devez prendre des notes, il s’agit donc d’une question de vie ou de mort
6/ parce que ! Je laisse le soin à vos imaginations débridées de me fournir une excellente raison dans vos commentaires divers avariés.
Et pour multiplier vos chances de gagner, voici quelques blogs qui proposent également un concours, voire un tirage au sort…
Cinefeed
Filmgeek
CineManiaC
Rob Gordon a toujours raison
Shunrize
Le blog du cinéma
In the mood for cinema
Les nouveaux cinéphiles

Que les plus rapides et/ou les plus imaginatifs l’emportent !

* en plus de vous coltiner la lecture de mon post, vous pouvez également vous rendre sur le site officiel du film ou sa page facebook pour y trouver des indices...


Cary Fukunaga, photographié au Film Lounge Media Center
durant le Festival de Sundance le 19 janvier 2009
Photo © Getty Images

11/10/09

Les garçons de la semaine cinéma [41]

Michael Caine, Jason Schwartzman, Eric Bana, Joël McCrea, Vincent Rottiers, Vincent Price







Photos © DR, DR, DR, RKO Radio Pictures, MK2 productions, Keyston/Getty Images
Les films de la semaine

08/10/09

Irving doesn't live here anymore [Irving Penn. 6/06/17-7/10/09]

A good photograph is one that communicates a fact, touches the heart and leaves the viewer a changed person for having seen it. It is, in a word, effective.
Irving Penn

Autoportrait

Cigarettes and lips_New York_before 1961



Miles Davis pour l'album Tutu_1986

The Grateful Dead et Janis Joplin’s Big Brother and the Holding Company

Anna Magnani et Roberto Rossellini_1948

Woody Allen as Chaplin_New York_1972

Sophia Loren

Ingmar Bergman_1964

Marlène Dietrich_1948

Cecil Beaton_1950

Tennessee Williams_New York_1951

John Osborne_Londres_1958

Blaise Cendrars and his wife

Lillian Hellman_1947

Truman Capote_New York_ 1965

Arthur Miller_New York_1983

Anaïs Nin

Eugène Ionesco

Alberto Giacometti_Paris_1950

Salvador Dali

Jasper Johns_New York_2006

Irving Penn turning head_New York_1993/1996

Street findings_New York_1999

A voir : Francis Bacon, Pablo Picasso, Simone de Beauvoir ou un Truman Capote juvénile sur Close encounters du NewYork Times, le Portfolio du site Photography Now, la galerie d'ArtPages.
Et pour les parisiens, une exposition des couvertures du magazine Vogue fêtant allègrement ses 90 ans d'existence sur l’avenue des Champs Elysées (jusqu'au 1er novembre 2009)


Photos © Irving Penn/Condé Nast publications, FredMJG

06/10/09

Tant qu'il y aura des pompons [Mary and Max]

Pour certains, la vie, c'est comme une boite de chocolat ; pour d’autres, elle se résume impitoyablement à des berlingots de lait concentré* chargés d’adoucir une enfance solitaire ou à des bouffées d’angoisse sous l’ombre menaçante des tours jumelles du World Trade Center.
Mais peu importe finalement, pour Adam Elliot, ce que l’existence vous réserve. Son dernier né, Mary et Max, sous ses lugubres oripeaux, est avant tout un formidable hymne à l’amitié inconditionnelle et à l’inaltérable droit à la différence (qu’elle fut physique ou mentale).
Mary a 8 ans et n’a pas un physique facile. Sa mère, abonnée à la clope sans filtre, tangue au gré des verres de Sherry et son père se préoccupe plus des volatiles qu’il empaille que de sa petite famille logée dans une triste banlieue paumée de Melbourne. Mary s’ennuie (l’éternel drame des enfants surdoués) et a des préoccupations bien trop éloignées de celles des enfants de son âge. Et sa petite volaille domestique lui apporte incontestablement un peu de tendresse mais ne peut lui apprendre grand-chose sur les mystères de la vie.
Max est juif (et souffrant du syndrome d’Asperger, il ne connaît de la psychiatrie que l’hôpital où on l’enferme illico en cas de stress aigu), obèse, et vit solitaire dans un minuscule appartement new-yorkais, entouré d’une multitude d’animaux aussi cabossés que lui, sans oublier une galerie de poissons rouges identiques tous prénommés Henry, qui se succèdent dans le minuscule aquarium à une cadence que, même durant ses plus sanglantes heures, la royauté anglaise n’a jamais connue. Bien qu’ayant allègrement dépassé la quarantaine, il continue de communiquer avec un fort inquiétant ami imaginaire. L’unique compagnie humaine qu’il parvient à tolérer est celle d’une voisine asexuée d’un âge vénérable et quasiment aveugle (l’un des Henry en fera d’ailleurs les frais dans un des meilleurs gags du film, et ils sont légion).
Par un heureux hasard, et bénie soit la kleptomanie maternelle, Mary écrit un jour à Max qui, passé les premières crises d’angoisse que lui valent des questionnements improbables sur ses goûts culinaires ou des actions enchaînant des termes tels que "bébé", "sexe" et "préservatif", va finalement trouver une séduisante raison de vivre : une véritable amie.
Se sentant totalement étrangers au monde qui les entoure, ces deux-là vont se reconnaître dans leurs différences. Cette relation épistolaire et les cadeaux qui l’accompagnent (barres chocolatées, sucreries en tous genres) vont faire de ces deux boulimiques le couple le plus mal assorti certes, mais aussi singulièrement le plus émouvant du moment.
Cette histoire d’amitié entre une enfant trop intelligente et un adulte inadapté aurait pu se révéler franchement glauque en prises de vue réelles (Il suffit de se souvenir du malaise distillé par Tideland de Terry Gilliam_2006), mais apparaît ici poétique, cruelle, étrange et hilarante à la fois car Mary et Max sont avant tout deux petites créatures faites de pâte à modeler. Jamais matière ne fut plus sombre, ni plus déprimante et touchante en un même plan (une seconde vision est conseillée pour apprivoiser la multiplicité des détails). Le film** passe régulièrement du chromatisme brun de la campagne australienne à la grisaille des hivers new yorkais. La rare touche de couleur qui lie les deux univers est le rouge sanglant des bouches féminines (dont la voracité réveille les peurs enfantines de Max) ou la petite barrette dans les cheveux noirs de Mary auquel répondra bientôt un pompon que Max posera crânement sur son minuscule galurin.
Leur triste et navrante destinée (l’ami imaginaire de Max prendra la poudre d’escampette, Mary apprendra que la vie, c’est comme pour le lait concentré sucré, il suffit que l’on tombe sur un produit frelaté pour que la douceur se change en amertume) est doctement narrée avec tout l’understatement nécessaire par Barry Humphries, tandis que Toni Collette (qui partage avec Bethany Whitmore le rôle de Mary) et Philip Seymour Hoffman (qui remplirait le stade de France avec une lecture de l’annuaire) offrent leur part d’humanité aux petites figurines emportées dans le tourbillon de la vie.
Les deux personnages principaux ne sont pas épargnés par le réalisateur (à l’image de la photographe Diane Arbus qui n’aimait rien tant immortaliser des êtres hors normes) qui évite plaisamment, par la grâce de quelques gags remarquablement troussés, tout pathos ou apitoiement***.
C’est noir, c’est passionnant, c’est désespéré, c’est désopilant et certains (comme Pascale) en iront vraisemblablement de leur petite larme à l’épilogue.

Entre désespoir et hautes solitudes, entre crises existentielles et tentatives de suicide, entre drame de l’alcoolisme et victoires quotidiennes sur cette chienne de vie, Mary et Max par le truchement de deux petites marionnettes — et d'une Underwood — est un film à découvrir, à savourer, à revoir et à pétrir joyeusement en toute amitié, sans les enfants, entre adultes consentants.
* Ah les bons vieux souvenirs d’enfance que rappelle cette étrange mixture bien trop sucrée...
** Pour information, le film est composé de 132 480 images, chiffre qui donne aisément le tournis
*** Comme par exemple Max, évoquant la maladie qui l’afflige, joint le gag à la parole lapidaire. "Prenez un siège" lui ordonne une pancarte ; le plan suivant, nous le retrouvons dans le métro, voyageant en compagnie d’une chaise qu’il a subtilisée

[Et merci à Chandleyr qui m'offre l'opportunité de revoir ce petit bijou !]

Interview d’Adam Elliot _vostf


Extrait “la première lettre” commenté par le réalisateur_vostf

Photos © Gaumont Distribution
[Mary and Max d’Adam Elliot_2009_avec Toni Collette, Philip Seymour Hoffman, Eric Bana, Barry Humphries, Bethany Whitmore, Renée Geyer, John Flaus]
http://www.wikio.fr

05/10/09

Trilogie familiale [Uncle_Cousin_Brother]

Oubliez le monde merveilleux et imaginaire de Wallace et Gromit de Nick Park, et bienvenue dans la vraie vie, cruelle et tragique, de la famille Elliot.

Les trois courts-métrages d’Adam Elliot — Uncle_1996, Cousin_1998 et Brother_1999 —outre qu’ils révèlent une personnalité iconoclaste tendre et coriace à la fois, sont saupoudrés d’un humour distancié de fort bon aloi et ont le mérite d’être une excellente introduction à son premier long métrage. On y retrouve en effet tout ce qui fait le charme de Mary et Max. : des personnages borderline, cabossés par la vie et cernés par d’inénarrables volatiles.

Brother. Narrateur : William McInnes


Cousin. Narrateur : William McInnes


Uncle. Narrateur : William McInnes, avec John Flaus


http://www.wikio.fr